Vins de Petit Verdot
Château Lafite Rothschild 1970 0,75L
Chateau Lafite Rothschild 1999 0,75L
Chateau Lafite Rothschild 2003 0,75L
Château Lafite Rothschild 2012 0,75L
Château Latour 1996 1,5L
Château Latour 1998 0,75L
Chateau Latour 2000 0,75L
Chateau Latour 2002 0,75L
Chateau Latour 2013 0,75L
Chateau Lynch Bages 2009 0,75L
Chateau Margaux 2000 0,75L
Chateau Margaux 2002 0,75L
Chateau Margaux 2013 0,75L
Château Margaux 2015 0,75L OWC*1
Château Mouton Rothschild 1986 0,75L
Chateau Mouton Rothschild 1986 1,5L
Château Mouton Rothschild 1990 0,75L
Chateau Palmer 1990 0,75L
Château Palmer 1996 0,75L
Chateau Palmer 2002 0,75L
Château Palmer 2004 0,75L
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Le petit verdot est sans doute le plus secret des grands cépages bordelais : tardif, dense, d’une couleur d’encre, il fut longtemps relégué au rôle d’assaisonnement dans les assemblages du Médoc avant de connaître un véritable renouveau mondial. Chez Tour de Wine, nous avons réuni 66 références autour de cette variété rare, des appellations historiques du Bordelais aux nouvelles expressions internationales. Cette page vous guide pas à pas : identité du cépage, appellations, styles, accords mets et conseils d’achat ancrés dans des prix réels.
Qu’est-ce que le petit verdot ? Caractères et identité du cépage
Le cépage petit verdot reste entouré d’une part de mystère. On lui prête une origine pyrénéenne, où il aurait été connu sous le nom de lambrusquet ; selon cette hypothèse répandue, il aurait ensuite été domestiqué et développé dans le Bordelais à partir du XVIIIe siècle, sa filiation exacte demeurant toutefois incertaine. C’est l’un des cépages noirs les plus tardifs de la région : son débourrement est lent et, lors des millésimes frais, ses vendanges peuvent s’étirer jusqu’à la fin octobre, bien après le merlot et le cabernet sauvignon. Cette maturité capricieuse explique à la fois sa rareté et son prestige.
Sur le plan sensoriel, cette variété affiche une personnalité immédiatement reconnaissable. Sa robe compte parmi les plus sombres du vignoble bordelais : un pourpre-encre profond, presque opaque. Le nez décline des fruits noirs concentrés — mûre, myrtille, prune — relevés d’une signature florale de violette et d’un registre épicé de poivre et de réglisse. Avec le temps, le bouquet évolue vers des notes de graphite, de cuir et de sous-bois. En bouche, les tanins sont denses et serrés, soutenus par une acidité naturelle élevée qui assure fraîcheur et longévité. Vigoureux à la vigne, il reste sensible au mildiou et exige des sols bien drainés et une exposition généreuse pour atteindre sa pleine maturité.
Son rôle dans les grands assemblages bordelais
Dans l’assemblage médocain classique, une proportion de 2 à 5 % suffit à transformer un vin. Ce petit pourcentage agit comme un exhausteur : il « verrouille » la couleur, densifie la charpente tannique et apporte ce bouquet floral et épicé que les autres cépages ne livrent pas. On le retrouve dans de nombreux Crus Classés du Médoc et du Haut-Médoc, ainsi qu’en touches discrètes sur la rive droite. Son rôle est celui d’un assaisonnement précieux, dosé avec parcimonie, qui distingue les plus grandes cuvées. Pour explorer son terroir de prédilection, découvrez notre sélection de vins de Bordeaux.
Appellations et régions : où pousse ce cépage ?
Longtemps cantonné à Bordeaux, ce cépage s’est progressivement diffusé sur trois continents, porté par le réchauffement climatique qui lui offre enfin la chaleur nécessaire à sa maturité tardive. Du Médoc historique aux monocépages australiens, le tour d’horizon révèle une variété en pleine reconquête.
Médoc et Haut-Médoc : le terroir historique
Le cœur battant du petit verdot bordeaux demeure la presqu’île du Médoc. On le rencontre en appoint, généralement entre 2 et 8 %, dans les appellations Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc, Margaux et Saint-Estèphe, où ses graves chaudes favorisent la maturation. Quelques rares cuvées monocépages voient le jour, notamment du côté de Listrac-Médoc, témoignant de la confiance retrouvée des vignerons envers ce cépage exigeant. C’est ici que le bordeaux petit verdot exprime sa version la plus aboutie, celle de l’assemblage de garde.
Languedoc-Roussillon et Sud-Ouest : le renouveau français
Loin de l’Atlantique, le Languedoc lui offre un climat méditerranéen idéal. En IGP Pays d’Oc ou sur les terroirs littoraux de l’IGP Côtes de Thau, il mûrit avec une régularité que Bordeaux lui envie. Dans notre sélection, un Côtes de Thau jeune et fruité de moins de cinq ans constitue justement une porte d’entrée idéale : souple, généreusement fruité, il se déguste sans attendre une décennie de garde et permet d’identifier la signature de la variété à petit prix. Ces vins du Sud se prêtent aussi bien à l’assemblage de complément qu’aux monocépages accessibles.
Espagne, Italie et Nouveau Monde : l’expansion internationale
L’Espagne s’est emparée du cépage avec conviction : en Castille-León, le domaine Abadía Retuerta l’intègre à ses cuvées modernes et solaires, tandis que d’autres bodegas de Castille-La Manche en tirent des expressions puissantes. En Italie, la Toscane et la Sicile l’intègrent à des assemblages en IGT qui assument une audace résolument internationale. Mais c’est dans le Nouveau Monde que la variété signe ses interprétations les plus spectaculaires : en Australie, des maisons de référence comme Penfolds (dans ses assemblages multirégionaux) et d’Arenberg, en Barossa Valley et McLaren Vale, ont contribué à faire connaître des cuvées riches et épicées, parfois en monocépage 100 %. Pour prolonger ce voyage hors de France, parcourez nos vins d’Italie, vitrine de ces expressions internationales.
Styles de vins : monocépage ou assemblage bordelais ?
Au-delà de l’opposition entre assemblage médocain et monocépage 100 %, le vrai conseil de dégustation tient au séquençage. Pour apprivoiser progressivement la variété, procédez en trois étapes selon votre budget. Première étape, la découverte : un monocépage IGP du Languedoc ou d’Espagne, jeune et fruité, autour de 130 €, sert à mémoriser les arômes de violette, de mûre et de poivre sans la complexité d’un assemblage.
Deuxième étape, la nuance : un assemblage médocain de bon niveau, dans la fourchette médiane proche de 330 €, où la variété joue en soutien du cabernet sauvignon et du merlot. L’exercice consiste alors à repérer sa contribution — couleur, fraîcheur, note florale — au sein d’une architecture plus vaste. Troisième étape, la verticale : comparez deux millésimes chauds rapprochés (par exemple 2016 et 2018) pour saisir l’effet de la maturité sur la concentration et le grain de tanin. Explorez l’ensemble de notre cave de vins rouges pour comparer les styles.
Accords mets et vins : avec quels plats le servir ?
Puissant et structuré, ce vin appelle des plats à la hauteur de sa densité tannique. Sa fraîcheur acide et son registre épicé en font un partenaire de table redoutablement polyvalent, à condition de viser des mets de caractère.
- Viandes rouges et confits : côte de bœuf grillée, épaule d’agneau de sept heures, joue de bœuf braisée — le gras et le collagène arrondissent les tanins serrés.
- Gibier : sanglier, civet de chevreuil, faisan rôti — les notes de graphite et de poivre dialoguent à merveille avec les saveurs sauvages.
- Volaille à longue cuisson : canard laqué, pintade aux cèpes, pigeon rôti.
- Fromages affinés : comté vieux de 36 mois, ossau-iraty de brebis, mimolette extra-vieille — on évitera les fromages frais, écrasés par la structure du vin.
- Cuisine épicée : tajine d’agneau aux pruneaux, mole mexicain, plats relevés au poivre noir — le profil épicé du cépage répond aux épices du plat.
Conseil de service : servez ce vin entre 17 et 19 °C. Carafez systématiquement 30 à 60 minutes les bouteilles de moins de huit ans pour assouplir les tanins ; les vins de plus de dix ans gagneront à une décantation douce, juste avant le service, afin de préserver leur bouquet évolué.
Comment choisir et acheter un petit verdot ? Guide des prix
Cépage rare, il couvre une amplitude de prix considérable, du monocépage de découverte à la cuvée de collection. Chez Tour de Wine, les 66 références de notre sélection permettent de situer chaque budget avec précision, sur la base de données réelles de notre catalogue. Les bouteilles débutent autour de 130 € pour les premières gammes ; la majorité de notre cave se concentre autour de 330 €, prix médian qui reflète la rareté et la qualité intrinsèque de la variété. Les cuvées d’exception et les grands millésimes atteignent 1 150 € et au-delà, jusqu’à 3 500 € pour les plus rares de notre cave.
Concrètement, trois profils se dégagent. Les vins de découverte, à partir d’environ 130 €, sont le plus souvent des monocépages IGP, fruités et aux tanins assouplis, parfaits pour apprivoiser le cépage. Les bouteilles de prestige, autour de 330 €, réunissent assemblages médocains et monocépages de terroir élevés en barrique, avec un potentiel de garde de dix à quinze ans. Enfin, les cuvées de collection, à 1 150 € et plus, rassemblent les grands millésimes et les Crus Classés où il s’exprime pleinement, taillés pour une garde de vingt ans et davantage.
Pour bien choisir, posez-vous trois questions : la variété est-elle dominante ou en assemblage ? Le millésime est-il chaud — donc plus mûr — ou frais ? Et visez-vous une consommation immédiate ou une longue garde ? Côté millésimes, les grandes années chaudes du Bordelais (2015, 2016, 2018, 2020) favorisent la maturité complète : à privilégier pour les monocépages les plus ambitieux. Élargissez votre horizon en parcourant l’ensemble de nos cépages, ou ciblez d’emblée le haut de gamme avec notre sélection de Grands Crus.
Questions fréquentes sur le petit verdot
Comment repérer la part de petit verdot sur une étiquette bordelaise ?
En appellation Bordeaux, l’étiquette n’indique presque jamais l’encépagement précis : la mention des cépages et de leurs proportions reste facultative. Pour connaître la part exacte, il faut consulter la fiche technique du château, le dos de l’étiquette des cuvées modernes (qui détaille parfois l’assemblage), ou les sites des domaines. À défaut, un indice visuel aide : une robe particulièrement noire et opaque, associée à une note de violette marquée, trahit souvent une proportion supérieure à la moyenne. Notre fiche produit précise l’encépagement lorsqu’il est communiqué par le domaine.
Le petit verdot existe-t-il en blanc ou en rosé ?
Il s’agit exclusivement d’un cépage noir à jus blanc, traditionnellement vinifié en rouge. Quelques producteurs, notamment dans le Sud de la France et le Nouveau Monde, en tirent ponctuellement des rosés de saignée, profitant de sa couleur intense et de son acidité ; ces cuvées demeurent toutefois confidentielles. Il n’existe pas de version blanche : la couleur de sa pellicule le destine aux vins rouges et, plus rarement, rosés.
Quels millésimes récents privilégier pour un monocépage de garde ?
Pour les monocépages ambitieux taillés pour la garde, ciblez les millésimes chauds qui assurent une maturité complète et des tanins mûrs. Côté Bordelais et Sud de la France, 2018, 2019 et 2020 ont bénéficié d’étés solaires favorables à ce cépage tardif ; 2016 offre un profil plus équilibré, alliant maturité et fraîcheur, idéal pour une garde longue. Évitez à l’inverse les années franchement fraîches, qui laissent la vendange sous-mûre et le vin trop herbacé en monocépage.
Quelle est la différence entre petit verdot et cabernet sauvignon ?
Les deux cépages sont tanniques et de maturité tardive, mais la variété qui nous occupe offre une couleur encore plus sombre, des arômes floraux de violette plus prononcés et une acidité naturelle supérieure. Le cabernet sauvignon domine les assemblages bordelais, de 40 à 80 %, tandis qu’elle joue un rôle d’exhausteur de qualité à faibles doses. En monocépage, elle est perçue comme plus extrême et moins polyvalente, réservée aux amateurs en quête d’intensité.
Rédigé par l’équipe Tour de Wine. Dernière révision : juin 2026.